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Mes chroniques

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Je croivais tout sachoir !Trouvé sur Complots faciles pour briller en société (extrait du livre "petit cadeau à offrir à sa maîtresse d'école", paru en 2013, épuisé) ... Voir plusVoir moins
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Philippe Hennuy nous offre un roman tiré d'une histoire vraie, l'histoire d'un couple dévasté par la maladie qui détruit tout. L'histoire de la femme qui se dévoue à son mari malade, mais qui finit par avoir malgré tout besoin de vivre quand même. Tous les retours sont dithyrambiques. Vous voulez vous faire votre avis ? Contactez directement l'auteur. www.facebook.com/search/top?q=philippe%20hennuy ... Voir plusVoir moins
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Bonjour,Vous connaissez tous l’expression « ça coûte un bras », qui nous vient en tête chaque fois qu’on veut acheter… beaucoup de choses, en fait. J’ai découvert cette semaine la version québécoise, « ça coûte un brun ». Défaut de prononciation, me direz-vous ? Ou d’accent ? Pas du tout. D’après l’explication que j’ai trouvée en ligne, le « brun », c’est le billet de 100 dollars (canadiens, je suppose, mais ce n’était pas précisé), qui est de couleur brune. Donc c’est cher, forcément.Et traverser l’océan avec une expression, ça ne nous a coûté ni un brun ni un bras ! ... Voir plusVoir moins
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C'est la journée des bons livres ! Deux histoires parallèles. Quelqu'un qui a toujours voulu écrire, et qui enfin, enfin ! trouve une idée d'histoire à raconter. Et un vieil homme trouvé mort dans un immeuble, apparemment de façon naturelle, mais en est-on sûr ? La chute... vous fait vraiment tomber de votre chaise tant elle est inattendue.Un nouveau roman ! Dans un esprit frais et intrigant, retrouvez « D’un trait » disponible au format ebook d’ici trois jours... il faudra patienter un peu pour le livre papier... 😉 En avant première, voici la couverture réalisée par Agnès Brown Auteure ❤️ ... Voir plusVoir moins
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Un recueil de nouvelles qui nous montre qu'un coeur qui boite, quelle qu'en soit la raison, peut continuer à avancer quand même. Une belle écriture, un souci des mots, et une grande humanité dans ces histoires et ces personnages, un beau moment de lecture. ... Voir plusVoir moins
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Humour et conjugaison... ... Voir plusVoir moins
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Que des bons livres. Certains qui font sourire et réfléchir, d'autres qui sont émouvants, d'autres tristes, ou les deux, certains qui font rêver les enfants. De bons livres, je vous dis ! ... Voir plusVoir moins
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Lili Bonnet nous invite à un partage littéraire pour lutter contre les violences faites aux femmes. Amis belges, c'est pour vous : À l’occasion du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, parce que les violences faites aux femmes s’exercent partout, tout le temps, la Maison des Femmes vous invite au vernissage festif de l’expo « Maternités douloureuses » en présence des 14 lauréat.e.s du concours MIRABAL.Prenez part, avec ces 14 œuvres d’art, aux combats des femmes pour rendre visible l’invisible, abolir les discriminations et viser ainsi une égalité entre les hommes et les femmes. Avec cette expo, les lauréat.e.s du concours MIRABAL vous présentent leur vision et leurs expériences douloureuses de la grossesse, de l’avortement, de l’accouchement, de la charge mentale, de la transformation des corps, de l’allaitement, des injonctions sociétales, de l’isolement des mères, des brutalités obstétricales et gynécologiques, des normes sociales imposées…Merci à :Noémie BARSOLLE Violence au cœur de la matrice (dessin-illustration)Suzanne BEGUIN Home alone (illustration)Lili BONNET Sa dignité est là…dans ces quelques lignes, dans ce texte (lecture / performance)Judith FARAONI Sur le fil (dessin)Deborah LOTHE M (tapisserie)Émilie MONNENS Madone à l’enfant (dessin)Oranne MOUNITION Stone boobs (installation)Zorg MUNUERA L’œuf (feutre sur coton, vidéo)Mélanie PEDUZZI Océan (vidéo) Anna SIMON Ovaires, horloge biologique (dessin au charbon sur papier)Madelon TIMMERS Loud silence(dessin)Bénédicte VANDERREYDT Parcours froids et administratifs de couples / femme seule face à la procréation médicale assistée (photographie)Valérie VOGT Petits corps aux échos (installation / verre et bois, éprouvettes, peinture tempera)Delphine WIL Danger, Maternités ! (installation sonore)Vernissage festif 24/11, 18.00 – 20.00, Avenue Louis BertrandEXPO : 25/11/22 > 10/01/23 (à 2 endroits : sur la partie centrale de l’avenue Louis Bertrand et à la Maison des Femmes, rue Josaphat 253)Inscription par téléphone au 02-240 43 50 ou via mail à maisondesfemmes@1030.be ... Voir plusVoir moins
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Olivier Sebasoni vous invite à découvrir son livre, que j'ai beaucoup aimé quand je l'ai corrigé : Vendredi 16/12 | 19h | RENCONTRE LITTERAIREAvenue Van Volxem, 711190 Forest"Mon indifférence t'aurait laissé tranquille" de Olivier SEBASONIEn plus de son implication dans un travail plastique et photographique mené entre autre avec son comparse Yves Gilissen sous le nom "Gilles et Sébastien" et qui sera l'exposition de janvier chez Trame, Olivier s'est saisi de la plume ! C'est cette facette de l'homme que nous aurons l'occasion de découvrir lors de la présentation de son premier roman ! "Mon indifférence t'aurait laissé tranquille" est l'histoire d'un père, 80 ans. Il est rwandais et retourné vivre dans son pays jusqu'à ce qu'une maladie chronique l'oblige à quitter Kigali. Il se retrouve alors dans une maison de soins et de repos à Bruxelles, ville où il a longtemps vécu et où son fils et sa fille sont nés. Le fils a 45 ans. Il vit à Bruxelles. Même si sa relation avec son père n'a jamais été paisible, il accepte de s'occuper de lui. L'immobilité du père pour raison de santé permet aux deux hommes de se retrouver face à face, sans fuite possible. De se parler comme ils ne l'ont jamais fait. De retisser les liens. Frédéric TreffelTram{e} ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe Hors-série Autant vous le dire, ce hors-série sera la toute dernière clé de l’orthographe. Après plus de deux cents épisodes, j’ai fait à peu près le tour des principales difficultés, je n’ai plus rien à apporter à qui que ce soit sous ce format. L’heure des remerciements est donc venue. Je veux vous dire merci pour votre confiance, votre sympathie et votre enthousiasme qui m’ont fait chaud au cœur depuis 2017. Merci aussi de m’avoir corrigée ou d’avoir précisé mes propos quand c’était nécessaire. Comme tout le monde, il m’est arrivé de trébucher sur des points dont j’étais convaincue, à tort, ou d’être incomplète. Mais vous voyez bien que ne je peux pas m’en empêcher, je ne vais pas vous laisser sur votre faim. C’est l’occasion ou jamais de se demander comment se construit « merci ». On dit :• Merci pour + un nom (merci pour le sel, pour votre confiance…) ;• Mais merci de + un infinitif (merci de m’avoir indiqué le chemin de la gare, d’avoir corrigé mes erreurs…) Ah, les prépositions ! Merci pour tout, donc, et peut-être à bientôt pour explorer la langue française autrement, qui sait ? ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 200Soudain, je tombe sur cette phrase : « Devant cette situation inattendue, notre héros resta quoi. »Resta quoi ? me demandé-je. « Rester coi » ou « se tenir coi » sont des expressions d’un niveau de langage littéraire ou soutenu, qu’on entend quelquefois dans un film, une interview, qu’on lit rarement dans la littérature contemporaine et qui signifie « rester silencieux, bouche bée, immobile ». Par conséquent, quand on n’a pas l’habitude de voir cette expression écrite, au masculin, la première orthographe qui se présente au cerveau, c’est « quoi ». Je peux le concevoir. Passé la surprise, passé le temps de comprendre ce que voulait dire l’auteur, passé le doute aussi (le féminin est coite, faut-il un « t » au masculin ou pas ? Ah, non, c’est bien ce qu’il me semblait, ça s’écrit coi, tout simplement !) Bref, finalement, je trouve plutôt positif d’enrichir un texte d’un vocabulaire plus soutenu et rare. Quant à l’orthographe, allez le trouver dans un dictionnaire classique quand vous ne savez même pas par quelle lettre commence le mot ! Et puis l’auteur a déployé un filet de sécurité sous forme d’une correction. Alors, bravo à cette personne pour son initiative et sa volonté. Tout le monde n’ose pas s’aventurer dans du vocabulaire qu’il maîtrise moins bien. ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 199Vous utilisez l’expression « par contre » ? Ou vous la rejetez absolument et la corrigez par « en revanche » ? J’ai toujours utilisé cette expression, j’avais plus de trente ans quand j’ai découvert qu’elle suscitait des réticences. Preuve qu’on a toujours des choses à apprendre y compris dans des domaines qu’on maîtrise plutôt bien. Alors que nous disent nos références à ce sujet ? Je n’ai pas fait le tour de toutes les sources, mais voici ce que je trouve :• Larousse.fr en fait une locution classique : par contre : marque une idée d’opposition. Mais, en revanche, au contraire. • Le Dictionnaire des difficultés du français de Robert nous explique que « il est aujourd’hui impossible de refuser cette locution adverbiale, que l’on trouve chez tous les bons écrivains » et cite Apollinaire, Gide et d’autres. Il nous précise que l’Académie la considérait comme « de style commercial » dans sa septième édition, la faisait disparaître dans la huitième et indique dans la neuvième et dernière en date : « Elle ne peut donc être considérée comme fautive, mais l’usage s’est établi de la déconseiller chaque fois que l’emploi d’un autre adverbe est possible. » Plutôt mitigé. • Enfin, le cnrtl.fr, affilié au CNRS, la considère également comme une locution adverbiale et apporte de l’eau au moulin du débat par deux remarques. D’une part, il nous précise que selon Grevisse, « par contre » marque une simple opposition, comme « mais », contrairement à « en revanche » ou « en compensation », qui impliquent une contrepartie (c’est le sens de « revanche » et de « compensation »). Je ne suis pas certaine que quiconque utilise ces locutions en pensant au sens littéral, en fait, mais admettons. D’autre part, « sur l’offensive des puristes à propos de la locution par contre, on verra A. DOPPAGNE, Trois aspects du français contemporain, Paris, Larousse, 1966, pp 193-197 : “le succès qu’ont réservé à par contre la plupart des écrivains du XXe siècle, le fait qu’il ne soit pas toujours remplaçable par les locutions par lesquelles on propose de le remplacer légitime tout à fait l’utilisation de cette locution.” »J’en conclus que ceux qui n’aiment pas « par contre » peuvent choisir d’utiliser d’autres adverbes ou locutions. Quant aux autres, vous avez le soutien de Larousse, Robert, Grevisse et du CNRS, sans compter Gide, Apollinaire, Maupassant, Courteline… ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 198Ainsi font, font, font, les petites marionnettes, ainsi fond, fonds, fonts… Bien évidemment, la bonne orthographe est celle de la première partie de la phrase, le verbe « faire » conjugué. Aucune difficulté sur ce point, on passe. On se débarrasse aussi tout de suite du présent du verbe « fondre », je fonds, tu fonds, il fond, qui suscite finalement assez peu d’erreurs, et on se concentre directement sur les trois noms homonymes. Le fond de l’étang, de la poche, du verre, avec un « d », est très courant aussi, c’est celui qu’on utilise le plus après le verbe. Attention toutefois, on drague le fond des étangs pour trouver un trésor (ou enlever les déchets que les gens y jettent) car chaque étang a un seul fond. On trouve le pluriel avec ce sens essentiellement quand on vide les fonds de bouteille (faut pas gaspiller, je n’y suis pour rien s’il restait beaucoup de bouteilles !) et quand on explore les fonds marins (la superficie est si vaste que leur nature est forcément diverse).À ces deux cas près, quand on parle de fonds avec un « d » et toujours au pluriel, on désigne l’argent que l’on investit dans un projet (ou qu’on dilapide parfois) : J’ai créé ma microentreprise sur des fonds propres (= avec mes économies, sans demander de crédit) car j’avais peu de frais. Cet inventeur, lui, a dû faire appel à des investisseurs pour réunir des fonds et donner vie à son projet révolutionnaire. Quant aux fonts baptismaux, il s’agit, dans le christianisme, de la cuve qui contient l’eau du baptême. Autant dire qu’on utilise assez peu cette expression au quotidien, ce n’est pas étonnant que beaucoup trébuchent sur son orthographe. Tant qu’on ne trébuche pas avec le bébé baptisé dans les bras… ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 197Connaissez-vous la raison pour laquelle j’écris cet homme-là, ces deux hommes-là et ces deux-là avec un trait d’union, et ce curieux homme là sans trait d’union ? Vous étiez-vous seulement posé la question ? Toujours mes problèmes de traits d’union… C’est comme les accents circonflexes, j’hésite, je doute. Avec « là », je penchais pour un trait d’union systématique, ce qui simplifie les choses, avouons-le. Mais quelquefois, à l’œil, ça ne me semble « pas joli », et Antidote, mon logiciel de correction, confirme ce sentiment, de temps en temps. Alors, quelle est la règle ?Sur ce point, le Dictionnaire des difficultés du français de Robert nous signale une différence sans la moindre explication. L’auteur de l’article devait être aussi fâché que moi avec les traits d’union, il a été tiré au sort pour aborder ce thème, pas de chance. Cet ouvrage m’est pourtant bien utile, d’habitude. Tant pis, larousse.fr sera peut-être plus bavard, ou plus pédagogue. En effet, maintenant, j’ai tout compris. Tout dépend de ce qui précède « là ». Regardez : • Ce/cet/cette/ces + nom (propre ou commun) OU nombre OU les deux + là = trait d’union : Ces hommes-là s’appellent tous les deux Thomas mais sont très différents. Ce Thomas-là a la tête dans les étoiles et travaille dans une navette spatiale, c’est Thomas Pesquet, l’autre a les pieds sur terre et aime le jazz manouche, c’est Thomas Dutronc. Ces deux personnalités-là sont connues et appréciées pour des raisons différentes. Ces deux-là ont l’air abordables et simples malgré leur popularité. • Pronom démonstratif (celui/celle/ceux/celles) + là = trait d’union : Celui-ci a effectué deux missions dans l’espace, et celui-là a l’air souvent dans la lune tout en ayant un côté proche de la terre.• MAIS si ces éléments (démonstratif, nombre, nom et là) sont séparés par quoi que ce soit d’autre, où que ce soit, le trait d’union disparaît : Cet excellent spationaute là fait l’admiration de tous, ce chanteur de talent là a sorti un album en 2020.Pas de trait d’union en cas de séparation, finalement, c’est parfaitement logique ! ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 196Bonjour à tous, les vacances sont terminées pour la plupart d’entre nous, il est temps de se remettre au travail.Après une longue période de canicule, l’heure est enfin à la pluie, qui s’accompagne forcément des traditionnels orages d’été. Et des bourrasques qui vont avec. Si je vous dis que le vent souffle, vous me répondez qu’il vente ou qu’il vante ? Évidemment, vous le savez, pour parler de la météo, on écrit « vENter » avec un « E » comme dans le vENt qui souffle. Quant à « vANter » avec un « A », c’est celui qui chANte les louANges de quelque chose ou de quelqu’un, le tout avec « AN ». Ou de lui-même, d’ailleurs, pour celui qui se vante, charité bien ordonnée commence par soi-même. Et pourtant, de temps en temps, la confusion entre ces deux verbes se glisse ici ou là et le « a » remplace le « e » ou l’inverse. La fatigue, ou un mistral un peu trop fort, peut-être. ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 194 Quand je dois partir de bonne heure le matin, je prépare mes affaires le soir plutôt que de devoir me lever plus tôt le lendemain. Je gagne ainsi quelques minutes de sommeil. Je pourrais certainement écrire des clés de l’orthographe à l’infini sur les homonymes, mais vous finiriez par vous en lasser, et moi aussi. Cette erreur-là est suffisamment courante pour en mériter une. Pourtant le sens reste vraiment différent : • Plutôt (que) marque la préférence, le choix : je pourrais préparer mes affaires le matin, j’ai choisi d’anticiper ;• Plus tôt est le contraire de plus tard, il signifie « avant ». Vous les identifiez donc facilement si vous pouvez remplacer ou non par « plus tard », ou tout simplement en vérifiant le sens de ce que vous voulez dire. Et voilà une coquille éliminée plus tôt que prévu ! ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe inédits n° 193Vous arrive-t-il de croiser des expressions, des tournures apparemment à la mode qui vous agacent au plus haut point ? En ce moment, je vois beaucoup passer : « Les enfants reçoivent chacun un livre de maths et un d’anglais et retournent chacun dans leur classe. » En dehors du fait qu’ils sont plutôt sur le point de rendre les livres scolaires, vous avez aussi entendu cette construction, j’en suis certaine. Alors plutôt que de râler vainement, étudions la phrase de plus près : chaque, chacun, chacune… implique que l’on considère les membres d’un groupe individuellement. Par conséquent, ces termes impliquent un singulier, jamais un pluriel.Par ailleurs, ici, « chacun » devrait être sujet et double « les enfants » en alourdissant la phrase. Alors que peut-on dire pour alléger le tout ? Un atelier découpage, ça vous dit ? Voici la solution que j’adopterais, rien ne vous empêche d’en trouver une autre.1- Puisque « les enfants » et « chacun » représentent tous les deux le sujet, le plus simple est de le transformer en « chaque enfant » ; 2- Par conséquent, la deuxième étape consiste à conjuguer les verbes au singulier : « Chaque enfant reçoit un livre de maths et un d’anglais et retourne… »3- Enfin, puisque « chaque » individualise, tout ce qui le concerne dans la phrase s’accorde aussi au singulier : « dans sa classe, voir son prof, chez lui… »Donc, le jour de la rentrée, chaque enfant reçoit un livre de maths et un d’anglais et retourne dans sa classe. Une fois rentré chez lui, il raconte sa journée à ses parents et prépare son sac pour le lendemain. Vous avez mieux ? ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 192Il suffit de quelques ingrédients pour cuisiner un plat succulent, seulement quelques épices pour changer de continent. Votre viande se contente d’un peu de paprika pour affirmer son caractère, votre chantilly ne réclame qu’une pointe de vanille pour enchanter les papilles. Que nous dit ce paragraphe ? Hormis sur mon talent hors pair de poète de la cuisine. Il comporte quatre expressions qui sans être tout à fait synonymes, portent la même idée : il en faut peu (pour être heureux), il faut se satisfaire du nécessaire (en voilà une de plus). Merci, Baloo, de m’apporter cet exemple supplémentaire, nous l’avons tous dans la tête pour la journée. En revanche, si on les utilise ensemble, on tombe tout de suite dans l’excès, et surtout dans le pléonasme : • Il me suffit seulement de… dire deux fois la même chose, c’est donc une de trop ;• Je ne me contente que de… en plus de se répéter, cette tournure me semble lourde, de même que « il ne me suffit que de… »Ce n’est pas la peine d’en rajouter, chacune de ces expressions va droit au but et se suffit à elle-même. Au lieu de donner de la saveur à votre texte, les multiplier risque au contraire de rendre la sauce moins digeste et de gâcher tout le plat, vous avouerez que c’est dommage. ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 191 Les auteurs avec qui je travaille l’ont souvent remarqué, j’ai tendance à me poser mille questions. C’est le cas sur la cohérence d’un texte, mais aussi sur les règles de français quand elles me semblent trop « instinctives » sans qu’une raison concrète vienne renforcer mon impression. L’instinct est parfois trompeur. La preuve, Damien Launay a déniché l’évidence qui s’était installée à tort dans les rouages de mes neurones : peut-on mettre une virgule après des points de suspension, par exemple pour introduire une incise dans un dialogue ? Et cette question-là, j’avais oublié de me la poser. — J’aimerais bien manger du riz au curry…, suggéra Rémy dans la conversation. Premier réflexe : les points de suspension se suffisent à eux-mêmes, la virgule ferait doublon. Avant une incise, elle a pour rôle de remplacer un point, elle disparaît après un point d’exclamation ou un point d’interrogation, par exemple. Pour moi, il en va de même des points de suspension, qui n’ont pas besoin d’être remplacés, et donc renforcés par une virgule. Damien a été plus persévérant que moi et a découvert un blog indiquant que dans le cas d’une incise, la séquence points de suspension-virgule (…,) « devrait toujours être employée lorsqu’une phrase mise au discours direct s’achève par des points de suspension et se voit immédiatement suivie de l’incise ». Toutefois, « l’omission de la virgule en pareil cas étant bien ancrée dans l’usage, il paraît difficile de la considérer comme fautive », ajoute-t-il. Je prends donc le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale et lis : « [Les points de suspension] laissent toujours subsister la ponctuation normale (…) sauf le point final d’une phrase ou de certaines abréviations, qui disparaît ou plutôt se trouve confondu avec eux. » Que doit-on en conclure ? D’une part, que même si Word proteste quand vous écrivez « ?... », vous avez tout à fait le droit de le faire, c’est déjà une première chose. Quant à la virgule, elle n’ouvre l’incise que pour remplacer un point. Or, s’’il est absorbé par les points de suspension sur une phrase complète, pourquoi la virgule qui s’y substitue dans l’incise ne serait pas elle aussi absorbée ? Ça me semblerait logique, je crois. Mais comme l’usage et les usagers avertis sont partagés… eh bien, ils finiront par faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, je suppose ! Ou pas. En attendant, les deux versions sont acceptables selon votre préférence. Voilà une bonne nouvelle, finalement. ... Voir plusVoir moins
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Clé de l’orthographe n° 190On a souvent l’habitude de voir écrit « remords » avec un « s », et la plupart du temps dans un contexte au pluriel : j’éprouve des remords. Rien d’étonnant par conséquent que je trouve, au hasard des lignes, la tournure « le remord me ronge » sans le « s ». Logique, c’est un singulier, le « s » disparaît… Ça semble logique, c’est vrai. Mais il se trouve que « remords » est un mot invariable, il prend un « s » au singulier comme au pluriel. Parce qu’il vient de l’ancien français « remordre », nous dit larousse.fr, dont le participe passé s’écrivait « remors » avec un s. Pas simple étant donné qu’on ne l’utilise plus. Je trouve plus naturel, en tout cas pour moi, de revenir au présent de l’indicatif : le remords me rappelle « je mords », je l’écris de la même façon. Encore un piège de la langue française ! me direz-vous. Encore une chance de faire travailler notre mémoire et de muscler notre cerveau ! vous répondrai-je.Comme j’éprouve du remords de vous taquiner ainsi ! ... Voir plusVoir moins
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